Vue aérienne de chalets alpins bordant une rivière en montagne avec le chiffre 4 en hiver

Les 5 actus Express – Semaine 4 (19 janv au 25 janv 2026)

Comme chaque semaine, je sélectionne 5 actus qui m’ont marqué et que je vous partage ici dans un format court et direct.

Au menu cette semaine, un paysage planqué sous la glace de l’Antarctique, des petits robots vivants, Taiwan et TSMC qui surfe la vague interminable IA, Apple solicite Google, et Instagram qui commence à flipper sur son contenu.

Xénobots, des robots vivants créés par l’homme

Des scientifiques ont créé les xénobots, des micro-robots entièrement composés de cellules vivantes de xénope (un amphibien). Grâce à l’intelligence artificielle, ces organismes de moins d’un millimètre savent se déplacer, se réparer et, dans certaines conditions, se reproduire.

Comment ça marche ? L’IA simule des milliers de formes possibles, puis les chercheurs assemblent manuellement les cellules pour créer des structures fonctionnelles. L’objectif étant de transporter des molécules de manière ciblée ou détecter des polluants, par exemple.

Mais attention, cette avancée soulève des questions éthiques majeures. Risques écologiques, sécurité sanitaire, cadre juridique… Ces robots hybrides, à la frontière entre vivant et machine, ouvrent un champ de réflexion urgent à explorer.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

Sous l’antarctique, un monde perdu resurgit

Une équipe de chercheurs a mis au jour un paysage ancien enfoui sous l’inlandsis de l’Antarctique (une immense calotte glaciaire qui recouvre durablement un continent), préservé depuis 14 à 34 millions d’années. On savait déjà qu’il existait un relief sous la glace, mais les cartes restaient incomplètes et souvent trop grossières. La nouveauté vient d’une combinaison plus efficace de radars capables de traverser la glace, de mesures satellites qui couvrent d’immenses zones, et de traitements modernes qui recollent toutes ces données pour produire une carte bien plus nette. Résultat, les chercheurs décrivent plus finement une zone d’environ 32 000 kilomètres carrés, faite de vallées et de collines autrefois verdoyantes, aujourd’hui prisonnières sous environ 2 kilomètres de glace. Ces résultats, publiés dans Nature Communications, pourraient affiner les modèles de fonte et améliorer les prévisions sur l’élévation du niveau des océans.

Source : Gizmodo

TSMC pulvérise ses records grâce à l’IA

Puisqu’on est en plein dans la bulle IA, il faut bien en parler. TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company) a clôturé 2025 avec un chiffre d’affaires record de 33,73 milliards de dollars et un bénéfice net dépassant les 505 milliards de dollars taïwanais au quatrième trimestre. Les technologies 3 nm et 5 nm, essentielles pour les puces dédiées à l’IA, représentent 63 % de ses revenus. Pour 2026, le groupe anticipe déjà 34,6 à 35,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires dès le premier trimestre et prévoit des investissements colossaux pouvant atteindre 56 milliards de dollars. Malgré ces efforts, la demande en puces pour l’IA dépasse toujours les capacités de production, confirmant son rôle central dans la transformation de l’industrie des semi-conducteurs.

Source : TSMC

Apple s’appuie sur Google pour booster Siri

Apple a officiellement annoncé un partenariat pluriannuel avec Google pour intégrer les modèles d’IA Gemini à son assistant vocal Siri, ainsi qu’à ses futures fonctionnalités d’Apple Intelligence. Cette collaboration, révélée en janvier 2026, vise à combler le retard de Siri face à ses concurrents en matière d’IA générative. La nouvelle version de Siri, attendue dès le printemps 2026 avec iOS 26.4, promet d’être plus intelligente, personnalisée et capable de gérer des requêtes complexes, tout en s’appuyant sur l’infrastructure cloud de Google. Apple précise que cette alliance ne remplace pas ses propres développements en IA, mais permet d’accélérer l’innovation tout en maintenant ses standards de confidentialité

Source : siecledigital.fr

Instagram face à l’IA l’authenticité en danger selon Adam Mosseri

Le PDG d’Instagram, Adam Mosseri, tire la sonnette d’alarme. La plateforme voit monter en flèche les contenus générés par IA, avec des images trop parfaites, des visages synthétiques et des scènes entièrement inventées, au point de rendre le flux de plus en plus difficile à lire pour beaucoup d’utilisateurs. Face à ce défi, Instagram envisagerait une approche différente. Plutôt que de courir après chaque faux, l’idée serait de certifier les contenus authentiques grâce à des signatures cryptographiques intégrées dès la capture des images.

L’enjeu est simple. Redonner de la valeur aux créateurs humains et préserver la confiance des utilisateurs, alors que l’IA brouille de plus en plus la frontière entre réel et artificiel. Une évolution majeure pour un réseau social qui s’est construit sur le partage d’instants supposés vrais.

Source : Siècle Digital