Voici un coin de nature que j’affectionne particulièrement. C’est la variété des reliefs, le vertige qu’offrent ses falaises, et la paix qui y règne qui me poussent à revenir arpenter ces sentiers.
Nous sommes partis sur un coup de tête juste après manger, en ce mois de janvier, retrouver les hauteurs du plateau d’Ambel, encore recouvertes de quelques centimètres de neige. Les enfants étaient peu enthousiastes à l’idée de sortir pour le grand air, mais nous avons convaincu Charlie de venir faire quelques petites glissades. Le plus grand est resté voyager dans sa chambre, accroché à son clavier et à son joystick pour une séance de pilotage d’un Airbus A320 en direction de New York.
Neige, luge et sensations
Armé de sa luge, portée par maman, bien sûr, nous arpentons la piste de ski de fond, accompagnés par les craquements de la neige compacte sous nos pieds. Une première descente au profil raide, entourée de hêtres, s’offrit à Charlie, qui, sans la moindre hésitation, dévala la pente avec un mélange de peur… et surtout de rigolade.

Côté matériel, la petite nouvelle de l’équipement fait sa première sortie : la GoPro Hero 13 qui m’a bluffé par sa stabilisation d’image irréprochable. Et puis il y a le drone bien sûr qui vient en complément, indispensable pour planter le décor tout là-haut et donner envie de faire un petit montage vidéo aussi !
Le reflex, lui, reste fidèle au poste pour la photo et quelques plans fixes, avec ces beaux flous d’arrière-plan que seuls ces appareils peuvent produire en maître, finalement.

Une pause face au vide
Nous finissons cette ascension par une collation bien méritée au bord de la falaise, là où la vue est la plus belle. Face à nous s’ouvre la vallée, dominée par le Roc du Toulau. Sa forme arrondie, parsemée de roches, laisse libre cours à l’imagination. Je vois ce dinosaure avec la carapace blindée, armée de pointes et d’une massue en bout de course. Une recherche internet, c’est un ankylosaure.
Puis il est temps de redescendre et de profiter des derniers rayons du soleil couchant, s’évaporant sur l’arête saillante au loin, laissant place à une fraîcheur soudaine, peu réjouissante. Et puisque c’est la descente, quelques glissades nous attendent, alors allons-y !

