Bonjour et bienvenu sur mon blog. Voici la sélection de cette actu express semaine 12. Au programme l’IA et le verre, Alien Romulus 2, un botnet géant démantelé, deux satellites européens qui traquent l’eau sur Terre et la mission Artemis 2 vers la Lune.
Le verre en phase de devenir la base des futures puces d’IA

Pendant des décennies, les puces informatiques ont été assemblées sur des substrats organiques. Mais avec l’explosion de l’IA, ces supports atteignent leurs limites et peuvent se déformer sous la chaleur des processeurs utilisés dans les centres de données.
Plusieurs industriels comme Intel explorent maintenant une alternative inattendue. Le verre. Ce matériau pourrait permettre jusqu’à 10 fois plus de connexions électriques par millimètre et 50 % de puces supplémentaires dans un même module. Les plaques utilisées restent très fines, entre 0,7 et 1,4 millimètre d’épaisseur.
Le marché des substrats en verre pourrait passer d’environ 1 milliard de dollars en 2025 à plus de 4,4 milliards en 2036, preuve que l’industrie parie sérieusement sur cette technologie pour les futurs centres de données d’IA.
Source : MIT Technology Review mars 2026
Alien Romulus 2 chercherait un nouveau réalisateur
Après le succès surprise d’Alien Romulus, qui a dépassé 350 millions de dollars au box office pour un budget d’environ 80 millions, Disney prépare logiquement une suite. Mais le projet semble patiner en coulisses depuis plusieurs mois.

Le réalisateur Fede Álvarez, qui avait relancé la saga en 2024, ne serait plus disponible. Selon une rumeur relayée par plusieurs médias spécialisés, Michael Sarnoski serait en discussion pour reprendre la réalisation. Un choix qui divise déjà les fans, certains estimant que son film Sans un bruit Jour 1 manquait de personnalité malgré ses 260 millions de recettes mondiales.
Source : Ecran Large mars 2026
Un botnet géant de routeurs démantelé dans 163 pays
Une opération internationale baptisée Operation Lightning vient de démanteler SocksEscort, un service criminel qui transformait des routeurs domestiques en réseau proxy clandestin. Le botnet exploitait environ 369 000 adresses IP dans 163 pays, en infectant des routeurs de particuliers et de petites entreprises.

Le service revendait ensuite ces connexions anonymes à des cybercriminels. Les abonnements allaient de 15 dollars par mois pour 30 proxies jusqu’à 200 dollars pour 5 000 proxies, permettant de masquer l’origine réelle des attaques en ligne.
Les autorités ont saisi 34 domaines et 23 serveurs et gelé environ 3,5 millions de dollars en cryptomonnaies. Le malware utilisé, appelé AVrecon, ciblait plus de 1 200 modèles de routeurs de marques comme Cisco, Netgear, TP-Link ou Zyxel.
Source The Hacker News mars 2026
Deux satellites européens scrutent le cycle de l’eau depuis l’espace
À peine trois mois après leur mise en orbite, les satellites HydroGNSS livrent déjà leurs premières données scientifiques. Leur mission consiste à dresser une cartographie précise de l’eau sur Terre en exploitant les signaux des systèmes de navigation par satellite comme le GPS ou Galileo, lorsqu’ils se réfléchissent sur la surface terrestre. L’objectif final est de fournir aux scientifiques et aux décideurs un outil de surveillance global pour mieux anticiper les crises climatiques et adapter nos sociétés à leurs conséquences.
Le principe repose sur une observation simple. Un signal radio ne se comporte pas de la même façon selon qu’il rebondit sur la mer, un sol gorgé d’eau ou une surface gelée. En analysant les différences entre le signal émis et le signal réfléchi, les scientifiques peuvent extraire des données précieuses sur l’humidité des sols, le risque d’inondations, la densité des forêts ou l’état de la banquise.
Cette méthode, connue sous le nom de réflexométrie GNSS, ouvre la voie à un suivi mondial et détaillé du cycle de l’eau. Les premiers résultats, encore en phase de validation, sont encourageants et confirment que la mission est sur la bonne trajectoire.
Source : ESA, mars 2026
La mission Artemis 2 vers la Lune reste risquée
La NASA prépare activement la mission Artemis 2 qui doit envoyer quatre astronautes autour de la Lune pour la première fois depuis 1972. Le décollage est actuellement prévu début avril et la mission doit durer neuf jours. Les astronautes voyageront à bord de la capsule Orion propulsée par la gigantesque fusée SLS.
Mais lors d’une conférence de presse, les responsables de la mission ont reconnu que les risques restent difficiles à mesurer. Le système SLS et la capsule Orion n’ont volé ensemble qu’une seule fois lors d’un test sans équipage en 2022. Avec si peu de données, il est compliqué d’estimer précisément la probabilité d’un accident.
Les ingénieurs visent un niveau de risque inférieur à 1 chance sur 50 pour les missions Artemis. Mais certains responsables reconnaissent que pour Artemis 2 le risque réel pourrait être plus élevé. Malgré cela, la NASA estime que la mission est prête et que les équipes ont identifié les principaux dangers comme le lancement, la rentrée atmosphérique ou les systèmes de survie à bord.
Source : Ars Technica mars 2026


