Jeune femme souriante équipée de prothèses bioniques futuristes aux reflets bleutés, assise dans un salon moderne avec vue sur une ville. Illustration de l'innovation technologique et de l'empowerment grâce aux mains bioniques de nouvelle génération.

Tilly et ses mains bioniques : “Je ne les cache plus, je les montre avec fierté !

À 19 ans, Tilly Lockey vit déjà dans un futur qui donne espoir à toutes les personnes privées de leurs membres. Ses prothèses Hero Pro, créées par Open Bionics, sont imprimées en 3D, ultra-légères et boostées de techno. Grâce à des capteurs myoélectriques, elles traduisent ses contractions en gestes précis avec plus de 30 modes de prise : pincer, pointer, saisir un verre ou faire un check du poing.

Ces mains bioniques changent tout au quotidien. Boire un café, se maquiller ou serrer une main redevient naturel. Et Tilly choisit de les montrer comme une fierté, éclatantes et assumées : « Ces prothèses n’acceptent pas seulement les différences, elles les mettent en lumière ». Fini le silicone couleur chair qu’on voulait cacher, place aux couleurs vives et même aux paillettes.

Mais ce n’est qu’un début. Tilly rêve déjà de versions équipées de Bluetooth, d’assistants vocaux et même de lasers. « Mon rêve, c’était d’avoir les bras d’Iron Man. Aujourd’hui, on s’en rapproche vraiment ». Ses prothèses ne sont plus des outils médicaux, mais des accessoires futuristes qui donnent envie d’assumer sa différence et de se projeter dans l’avenir.

Parcours de Tilly Lockey, de l’amputation enfant à l’autonomie avec des prothèses bioniques

Et voici l’Interview complet de la vidéo

Interviewer : Bonjour Tilly, ravi de vous rencontrer. Vous avez 19 ans et vous êtes équipée de certaines des mains bioniques les plus avancées au monde. Elles fonctionnent grâce à vos propres muscles et peuvent même bouger quand elles ne sont pas attachées à vos bras. Montrez-nous ce qu’elles savent faire.

Tilly : Elles sont fabriquées par Open Bionics et s’appellent Hero Pro. J’ai participé à leur co-conception. Elles sont imprimées en 3D mais renforcées et plus rapides. Ce sont les plus avancées du marché. Elles sont commandées par les muscles grâce à de petits capteurs appelés myopods. Je contracte pour fermer, je fléchis pour ouvrir. Et je peux passer d’un mode de prise à l’autre, il y en a une trentaine. Ça va du signe de paix à la pince, en passant par le pointage. Je peux pratiquement tout faire, même prendre un verre.

Interviewer : Et vos anciennes prothèses ne permettaient pas ça ?

Tilly : Non, pas du tout. Là, je peux choisir le mode adapté à chaque action, même prendre du popcorn avec un geste précis. C’est vraiment un changement de vie.

Interviewer : Est-ce que vous devez consciemment penser à chaque mouvement ?

Tilly : Oui, il y a toujours ce petit effort supplémentaire parce qu’elles fonctionnent par les muscles. Les gens pensent que je n’ai qu’à imaginer et ça bouge tout seul. En réalité, il y a un enchaînement pensée → muscle → mouvement. Avec le temps et les progrès techniques, ce sera de plus en plus naturel et fluide.

Prothèse bionique Hero Pro de Tilly Lockey détachée de son avant-bras

Interviewer : On dit aussi que vous pouvez les contrôler même quand elles ne sont pas attachées ?

Tilly : Exactement. Elles sont totalement sans fil. On peut les poser sur une table et continuer à les faire bouger à distance. Ça surprend toujours beaucoup, mais tout est commandé depuis mes muscles.

Interviewer : Revenons à vos débuts. Quand vous étiez plus jeune, vous aviez des prothèses beaucoup plus basiques, qui imitaient une main avec du silicone couleur chair. Pourquoi ce choix différent aujourd’hui ?

Tilly : Je n’ai jamais voulu cacher ma différence. Les premiers gants en silicone, je trouvais ça inutile. Ce que je voulais, c’était quelque chose de fonctionnel et beau. Ces prothèses n’acceptent pas seulement la différence, elles la mettent en valeur. Et j’adore pouvoir les personnaliser, changer les couleurs, ajouter des paillettes. Je peux les adapter à ma tenue ou à mon humeur.

Interviewer : Psychologiquement, cela doit être un énorme changement.

Tilly : Oui, complètement. Ça a beaucoup de bénéfices mentaux. Ça redonne confiance. Et mon combat aujourd’hui, c’est de rendre cette technologie accessible au plus grand nombre.

Interviewer : Vous lancez d’ailleurs un podcast, c’est bien ça ?

Jeune femme équipée de prothèses bioniques futuristes qu’elle affiche fièrement

Tilly : Oui, il s’appelle Tilly Talks Tech. Il sera sur YouTube et les revenus publicitaires aideront à financer l’accès aux prothèses pour d’autres personnes.

Interviewer : Quand j’étais enfant, on regardait L’Homme qui valait trois milliards. On pensait que le bionique resterait de la science-fiction. Vous êtes en train de le rendre réel.

Tilly : C’est un honneur d’être à l’avant-garde. Il reste beaucoup à inventer. Mais ces prothèses vont continuer à progresser jusqu’à offrir la même indépendance que dans les films.

Interviewer : Qu’est-ce que ça change, concrètement, de pouvoir attraper un verre ou se recoiffer ?

Tilly : C’est énorme. Ça donne une autonomie quotidienne que les gens sous-estiment. J’arrive même à faire mon maquillage avec. Le seul défi que je n’ai pas encore résolu, c’est me faire une vraie coiffure sophistiquée. Mais un chignon décoiffé, ça passe !

Interviewer : Vous êtes impressionnante. Et vous inspirez énormément de monde.

Tilly : Merci. J’espère surtout que de plus en plus de personnes pourront accéder à cette technologie. Mon rêve, c’était d’avoir les bras d’Iron Man. Aujourd’hui, on n’en est pas loin.